Bilans

BILANS

Un bilan comprend plusieurs tests qui sont souvent réalisés ensemble pour déterminer le risque de maladie tel qu’une maladie cardiaque, thyroidienne, rénale, etc.

Bilan Biochimique

Le bilan biochimique permet de mesurer plusieurs composantes chimiques du sang tel que : Acide urique, albumine, ALP, ALT, AST, Bilirubine totale, Bilirubine directe, Calcium, Cholestérol, Triglycérides, Créatinine, Glycémie, G-GT, Phosphore, Protéine Totale ainsi que l’Urée. Ce test permet donc de vérifier le bon fonctionnement de l’organisme. Les résultats obtenus pour chacune de ces composantes permettent d’informer le médecin sur l’état de santé de chaque organe de l’organisme (foie, rein, pancréas, etc.) L’acide urique, urée, créatinine, albumine, protéines totales et bilan électrolytique informent sur la fonction rénale ainsi que sur le pouvoir de filtration de cet organe. La créatinine, l’urée et acide urique sont des déchets protéiques produits par le métabolisme, les reins éliminent ces derniers par l’urine. L’urine permet aussi l’élimination des surplus de vitamines, d’hormones, de médicament, d’ions ou encore le surplus d’eau. L’incapacité partielle ou totale d’éliminer ces déchets cause une intoxication endogène pouvant provoquer l’urémie et le coma. Des taux anormaux de phosphore, de sodium ou d’acide urique peuvent aussi être dus à une insuffisance rénale. L’azote urémique sanguin (BUN) est un déchet normalement éliminé par les reins dans l’urine. Un haut taux de BUN peut être causé par une diète riche en protéine, une déshydratation, une insuffisance rénale ou une insuffisance cardiaque. La créatinine est un déchet de la digestion des protéines qui permet de mesurer le bon fonctionnement des reins. Un taux élevé de ce composé indique normalement une insuffisance rénale. L’Albumine est la plus importante protéine du sang. Elle maintient l’équilibre aqueux des cellules, leur apporte des nutriments et élimine les déchets. Un faible taux d’albumine indique généralement des problèmes nutritifs. Les maladies rénales sont multiples et de différents degrés de gravités, mais l’insuffisance rénale aiguë est la plus grave. Le plus souvent, elle est réversible lorsque l’intervention est rapide et efficace. Le Calcium et le Phosphore sont des composants majeurs des dents et des os, leurs rôles sont indispensables au bon fonctionnement des nerfs et des muscles. Ils participent aussi aux réactions chimiques des cellules. Un faible taux de ces composés dans l’organisme, et ce durant une longue période de temps, peut occasionner des dommages aux os, aux nerfs et aux muscles. Toutefois, on note qu’un taux élevé de ces derniers peut apparaitre dans les cas d’insuffisance rénale. ALP – Les isoenzymes des phosphatases alcalines sont exprimés dans des tissus différents tels que : foie, os, placenta et intestin. ALP hydrolyse les esters phosphoriques durant les dernières étapes de la digestion. Par exemple, les nucléotides produits par les nucléases pancréatiques sont transformés en nucléosides par la phosphatase alcaline avant leur absorption. Une augmentation du taux de phosphatase alcaline se rencontre dans toutes les formes de cholestase, en particulier en cas d’ictère par obstruction. Le taux de phosphatase alcaline augmente également dans les cas de maladies osseuses (maladie de Paget, hyperparathyroidïe, rachitisme, ostéomalacie) ainsi qu’en cas de fracture et de tumeur maligne. Une augmentation importante de l’activité de la phosphatase alcaline peut être observée temporairement chez les enfants et les adolescents. ALT, AST, GGT – Les valeurs élevées à différents degrés peuvent indiquer un trouble hépatique. Des taux élevés d’enzymes peuvent indiquer des dommages au foie causés par les médicaments, l’alcool, l’hépatite ou les drogues. L’alcool, l’excès de calories lipidiques et glucidiques, les virus B et C ainsi que les médicaments sont les principaux responsables d’une augmentation modérée et prolongée des transaminases. Une surcharge pondérale et la stéatose qui s’y associent peuvent être responsables d’une élévation modérée des transaminases, principalement des ALT. Bilirubine totale, Bilirubine directe – La sécrétion biliaire est régularisée par des facteurs nerveux et hormonaux. La stimulation vagale du foie peut accroître plus de deux fois le taux normal de production de la bile. Les dosages de bilirubine servent au diagnostic de maladies hépatiques, à la détection d’une anémie hémolytique et à l’évaluation de gravité d’un ictère. Des valeurs très élevées sont retrouvées dans les ictères par obstruction ou hépatites virales, l’anémie Biermer, l’ictère physiologique du nouveau-né et l’hyperbilirubinémie par déficit de glycuronoconjugaison. Le Glucose est un sucre décomposé dans les cellules pour produire de l’énergie. L’insuline est une hormone pancréatique qui intervient dans le métabolisme de ce principe alimentaire (carbohydrates), une faible dose d’insuline peut produire ”le diabète”, une diminution de sécrétion d’insuline suit en conséquence par l’augmentation du taux du glucose. Cholestérol, Triglycérides – Les lipides sont les matières grasses consommées dans l’alimentation. Les lipides dans le sang ont une origine soit : exogène, alimentaire ou endogène. Après 45 ans chez les hommes et 55 ans chez les femmes ou après la ménopause, le risque cardiovasculaire est accru et, pour ce motif, le bilan lipidique, est très important. La détermination des lipides peut être utile dans un contexte de dépistage familial lorsqu’une anomalie lipidique héréditaire est retrouvée chez l’un des membres de la famille, dans les cas d’obésité ou de diabète.

Bilan Lipidique

Les lipides sont les matières grasses consommées dans l’alimentation. Les lipides dans le sang ont une origine, exogène, alimentaire et une autre endogène, produit du métabolisme de l’organisme. Après 45 ans chez les hommes et 55 ans chez les femmes ou après la ménopause, le risque cardiovasculaire est accru et, pour ce motif, le bilan lipidique, est très important.

Le bilan lipidique inclue les analyses suivantes : Cholestérol total, triglycérides, HDL-cholestérol, LDL-cholestérol et le ratio cholestérol/HDL.

Il y a deux types de cholestérol, « le mauvais » (LDL-cholestérol) qui devrait rester en bas de 4.0 mmol/L et « le bon cholestérol » qui ne devrait pas être plus bas que 0.99 mmol/L. Un rapport équilibré entre HDL et LDL ainsi qu’un bon taux de triglycérides et un bon cholestérol total peut protéger l’organisme d’une crise cardiaque.

Le cholestérol est un stéroïde possédant un groupe hydroxyle secondaire en position C3. Il est synthétisé dans de nombreux tissus, en particulier dans le foie et la paroi intestinale. Les trois quarts environ du cholestérol sont synthétisés dans l’organisme et un quart est apporté par l’alimentation. Les dosages de cholestérol sont utilisés pour le dépistage d’un risque d’athérosclérose, ainsi que pour le diagnostic et le traitement de maladies avec taux de cholestérol élevé et de troubles du métabolisme des lipides et des lipoprotéines.

Les triglycérides sont des esters du glycérol et de trois acides gras à longue chaîne. Ils proviennent en partie des aliments et sont en partie synthétisés dans le foie.

Les dosages de triglycérides sont indiqués, pour le diagnostic et le traitement, en cas de diabète sucré, de néphrose, d’obstruction des voies biliaires, de troubles du métabolisme des lipides, ainsi que dans de nombreuses maladies endocrinologiques.

Bilan Électrolytique

Les substances minérales appelées aussi électrolytes sont indispensables à l’organisme. Les électrolytes assurent l’équilibre des liquides corporels. Leur concentration dans le sang est très importante dans le cas de déshydratation ou de problèmes rénaux.

De tous les organes, l’intestin, et en particulier l’intestin grâle, est celui qui détient la plus grande capacité de sécrétion d’eau et d’électrolytes. L’équilibre en sel et en eau est assuré par une valeur normale de sodium et de chlore.

Le sodium est l’électrolyte le plus important dans le liquide extracellulaire. Sa présence détermine les échanges d’eau entre le liquide extracellulaire et le liquide intracellulaire. Ils servent aussi d’indicateurs pour le fonctionnement des reins et des glandes surrénales. Le besoin minimum en eau est de 1,25 l/j. Cet apport doit être majoré en cas de diminution de la quantité d’aliments consommés, d’hyper catabolisme et de fièvre. Il y a augmentation de sodium dans les cas des maladies rénales, maladies cardiaques, déshydratations, diminutions du sodium, problèmes hormonaux et vomissements.

Les niveaux de Chlorure vont souvent de pair avec le taux de sodium, parce que le chlorure de sodium ou sel commun est un composant majeur du sang. Une augmentation des chlorures se produit lors de : maladie héréditaire, myélome multiple, amyloïde, maladie auto-immune et à certains médicaments (ex. : gentamicine)

Le K+ est un électrolyte presque exclusivement intracellulaire. Il joue un rôle dans la contraction musculaire et dans l’excitabilité neuromusculaire. Les besoins sont de 1 g par jour. Le potassium affecte plusieurs organes importants, dont le cœur. Le niveau de potassium augmente lors d’une insuffisance rénale, et peut être anormal dans des cas de vomissements ou de diarrhée. Une augmentation tout comme une diminution importante du potassium peuvent engendrer : faiblesse, confusion, paralysie respiratoire, arrêt cardiaque.

Valeurs de référence:

  • Sodium 138 à 143 mmol/l
  • Potassium 3,5 à 4,5 mmol/l
  • Chlore 98 à 104 mmol/

Bilan Thyroïdien

La valeur la plus significative dans un bilan thyroïdien est la TSH. Cette hormone est un régulateur principal de la glande thyroïde. Le rôle de la TSH est de réguler la fabrication, le stockage et la libération des hormones synthétisées par la thyroïde elle-même.

Une augmentation de la TSH est le signe précoce d’une hypothyroïdie (fonctionnement insuffisant de la glande thyroïde) dont les principaux signes sont une fatigue, impression d’avoir froid constamment, des crampes musculaires, une constipation, un visage enflé, des cheveux secs, prise de poids importante. Une diminution de la TSH indique le plus souvent une hyperthyroïdie (hyper-fonctionnement de la thyroïde) caractérisée par un amaigrissement, des bouffées de chaleur, une agitation, des palpitations cardiaques ainsi que de l’insomnie.

Si les valeurs de la TSH sont modifiées, une détermination de la T4L s’impose. Quand les valeurs de T4L sont anormales, un dosage de T3L s’impose. Le bilan thyroïdien est recommandé non seulement pour le diagnostic de l’hyper ou hypothyroïdie, mais aussi pour faire le suivi et l’ajustement de la dose de traitement pour les deux pathologies.

Bilan du fer

Dans le bilan de fer, le taux de fer dans le sang est mesuré. Le bilan ferrique est nécessaire dans le cadre de l’exploration du mécanisme de certaines anémies.

Le dosage est utile pour la surveillance de l’efficacité des traitements par les sels de fer en cas de carence ou par les traitements déplétifs en cas de surcharge.

En cas de suspicion de carence ou de surcharge en fer, les paramètres comme l’hémoglobine (Hb), l’hématocrite (Ht), le VGM, le CCMH, le TCMH, sont mis en évidence via une FSC (Formule Sanguine Complète), permettant ainsi de confirmer une présomption et justifier la pratique d’un bilan ferrique plus spécifique.

Bilan Inflammatoire

L’inflammation est la réponse des tissus vivants suite à une agression. Cette réponse fait intervenir des phénomènes d’immunités.

Le déclenchement et la poursuite de l’inflammation à partir du foyer initial font appel à des facteurs qui sont synthétisés localement ou qui sont à l’état de précurseur inactif dans la circulation. Les analyses sanguines révèlent une augmentation des marqueurs de l’inflammation comme la protéine C réactive, RA, ANA et électrophorèse de protéine, VSH, etc.

La CRP est une protéine qui reflète une inflammation aiguë ; elle s’élève très rapidement lors d’une réaction inflammatoire et permet un diagnostic différentiel entre certaines pathologies.

Les anticorps anti-nucléaire ANA sont des auto-anticorps dirigés contre un antigène présent à l’intérieur du noyau cellulaire. La présence d’anticorps antinucléaires est associée à de nombreuses pathologies : maladies auto-immunes, infections virales, néoplasies, intoxications, maladies inflammatoires ….

RA est une globuline anormale, de poids moléculaire élevé, faisant partie des immunoglobulines IgM que l’on trouve dans le plasma des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde. L’électrophorèse des protéines sériques permet la séparation des protéines du sérum en 5 fractions. La répartition de ces différentes fractions apporte de nombreux renseignements qui aident au diagnostic dans le cadre de syndromes inflammatoires, cirrhotiques, néphrotiques, certaines maladies héréditaires, maladies auto-immunes, infections, cancers et myélomes.

Bilan d'anémie

L’anémie signifie une baisse de la quantité d’hémoglobine qui circule dans le sang. L’hémoglobine détient comme fonction le transport de l’oxygène, et ce au niveau du sang vers les différents tissus de l’organisme.

Donc une anémie est détectée via une diminution de la quantité d’hémoglobine dans le sang impliquant généralement aussi une diminution de la quantité de globules rouges. Le bilan d’anémie comporte de nombreux tests variés qui permettent de quantifier le degré de l’anémie du patient ainsi que d’améliorer la compréhension du mécanisme de cette maladie.

Bilan Urinaire

Les deux principales fonctions des reins sont : la filtration du sang et l’élimination des déchets par l’urine. Les reins contiennent les excédents de substances minérales de l’organisme telles que le sodium, potassium, calcium, magnésium, chlorures, phosphates, certains éléments organiques comme l’urée, l’acide urique, acides aminés, enzymes, hormones et vitamines.

Lors de ce test, différents paramètres physico-chimiques sont évalués tels que : la couleur, l’acidité, la densité, la présence de protéines, bilirubine, corps cétoniques, sang et leucocytes.

L’analyse urinaire comporte :

·        analyse physico-chimique (pH, densité, nitrites, corps cétoniques, glucose, etc.);

·        analyse cytologique (leucocytes, hématies, cellules rénales, etc.); et

·        analyse biochimique (urée, créatinine, glucose, Na, K, Cl, etc.).

L’analyse d’urine est un outil important pour déceler certaines pathologies comme :

les infections urinaires, le diabète, le processus inflammatoire des voies urinaires et pierres aux reins.